A partir de quel âge peut-on faire de la chirurgie esthétique ?

 

Une question provocatrice

En un sens, la question de l’âge minimum pour réaliser une intervention de chirurgie esthétique est provocatrice. Elle donne à penser qu’il s’agit d’un acte médical relativement bénin mais que l’on ne peut faire qu’après un certain temps. A l’instar des recommandations de posologie de médicaments qui indiquent à pour quelle tranche d’âge le traitement est pertinent.

Cette légèreté dans l’abord d’une médecine qui ne l’est pas explique par défaut les réactions très négatives des personnes qui sur les réseaux sociaux ont critiqué une application pour enfants autour de la thématique de la chirurgie. Avec justesse, ces gens ont rappelé qu’il y avait un temps pour tout et qu’il n’était pas nécessaire des leur plus jeune âge de forcer les jeunes filles à vouloir correspondre à des modèles de beauté.

Et pourtant

Pourtant la question a du sens. Et d’abord parce que certaines indications légitimant le recours à une intervention peuvent apparaître très tôt. On peut en citer plusieurs exemples. Les enfants qui en primaire font l’objet de remarques désobligeantes à propos de la forme de leurs oreilles. Les jeunes femmes qui avant même la fin de leur puberté ont déjà développé une poitrine forte et qui subissent de ce fait des vexations ajoutées aux douleurs causées sur le dos et les lombaires par le poids des seins.

Ces indications, on le voit, ne sont pas futiles. C’est même tout à l’honneur des chirurgiens de mettre à profit certaines innovations pour proposer à ce public des solutions moins contraignantes que les opérations longues avec incision. Mais il n’en demeure pas moins que la prise de décision d’opérer doit résulter d’un échange fructueux et d’un soutien des parents.

L’otoplastie-c’est-à-dire, l’intervention destinée à corriger l’écartement exagéré des oreilles peut être réalisée à partir de la 7ème année de l’enfant. Mais rares sont les parents qui peuvent sans crainte s’engager dans cette voie à un âge si précoce. L’échange avec le chirurgien qu’il soit en France ou en Tunisie permettra de lever quelques doutes et par exemple de faire comprendre que la précocité de l’intervention a des avantages pour l’enfant, notamment en accélérant le processus de cicatrisation et de tempérer la peur en raison même du manque de conscience de l’enfant de la relative gravité de l’acte.