Si l’envie d’évasion et de voyages sur les routes, taraude de plus en plus de gens, tout le monde n’a pas le budget pour acheter un van ou un camping-car, prêt à partir.
On peut alors investir dans un fourgon d’occasion, et l’aménager soi-même, mais à certaines conditions.

Pourquoi aménager son fourgon d’occasion soi-même ?

L’avantage, c’est de créer son petit intérieur à son goût. Après avoir réalisé des plans, on pourra répartir les éléments (cuisine, coin nuit, salon, etc.), comme on le souhaite.
Que l’on soit en couple, ou en famille, chacun pourra donner son avis sur la décoration, les couleurs, et les matières, proposer ses propres idées, et ainsi, créer un vrai cocon douillet, dans lequel on prendra plaisir à voyager.
Mais attention au budget « aménagement », qui, en plus du prix du fourgon, peut vite monter en flèche. Tout doit être calculé le plus précisément possible, à l’avance, afin d’éviter de devoir arrêter les travaux en cours de route, faute d’argent.

Quelles obligations pour aménager un fourgon d’occasion ?

À moins de confier l’aménagement de son fourgon à un professionnel, qui s’occupera du montage, des fournitures, ainsi que des formalités administratives, si on décide de le faire soi-même, on est tenu de respecter quelques obligations. Il est d’ailleurs recommandé de consulter le guide AFNOR, qui regroupe les normes à respecter, en cas d’aménagement de véhicules. Cela facilitera le remplissage de la fiche RTI, (1ère étape obligatoire pour l’homologation) qui détaille tous les équipements et les transformations effectués.
Si l’on veut créer des ouvertures, style lanterneau ou fenêtre latérale, il faut demander l’autorisation au constructeur, et ne pas découper les longerons latéraux de renfort.
Ensuite, il faut respecter le poids total autorisé en charge, indiqué sur la carte grise (mention F.1), en général 3,5 tonnes. On soustrait à ce poids, la masse à vide en ordre de marche (mention G), et on obtient la charge utile : le poids de ce que l’on va ajouter en aménagement, isolation des parois du fourgon, affaires personnelles, matériels divers, vaisselle, etc.
En ce qui concerne les installations gaz et électricité, à moins de s’y connaître sur le bout des doigts, il est judicieux de faire appel à un professionnel, pour sa propre sécurité, et celle des autres. Attention aussi aux aérations obligatoires à prévoir, lors d’une installation d’une plaque de cuisson à gaz, ou d’un réfrigérateur. L’installation terminée, il faudra passer un contrôle d’équipements énergétiques (gaz, électricité et carburant) auprès du bureau Véritas ou Qualigaz, au choix.
Enfin, la loi prévoit qu’après tout aménagement définitif de fourgon, on doit faire homologuer ce dernier, en « VASP caravane » : cette mention sera notée sur la carte grise, à la place de CTTE (camionnette), et sera obligatoire pour effectuer le contrôle technique. Cette homologation se fait après un dernier contrôle de sécurité, auprès de la DREAL, qui concerne l’emplacement des meubles, la facilité de déplacement dans le véhicule, etc. En général, quand le contrôle Véritas ou Qualigaz est positif, celui-ci l’est aussi.
On pensera aussi à prévenir son assureur du changement de catégorie, afin d’être couvert en cas d’accident.

Comment passer outre l’homologation, sans être hors-la-loi ?

La solution pour ne pas être obligé d’homologuer son fourgon, c’est de l’aménager avec des éléments amovibles, sécurisés par des fixations au plancher, et qui pourront être retirés, avant chaque contrôle technique. Mais attention, il ne faut pas avoir fait de découpes de fenêtres, d’installation de gaz, et ne pas avoir supprimé ou découpé la paroi d’arrêt de charge.

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